VIIIème Colloque national annuel des enseignants de français de Biélorussie (21-22 février)

Les 21 février dernier, la Rectrice de l’Université linguistique de Minsk, Mme Natalia Baranova, la Responsable du Département des relations internationales du Ministère biélorusse de l’Éducation, Mme Ala Kazutchits, et l’Ambassadeur de France en Biélorussie, M. Didier Canesse, ont ouvert la 28ème édition du colloque annuel des enseignants de français de Biélorussie.

124 professeurs de français étaient réunis à l’Université Linguistique de Minsk dans le de cette rencontre pédagogique traditionnellement organisée par l’Association Biélorusse des Professeurs de français (ABPF), sous le patronage de l’Université Linguistique et en partenariat avec le Ministère de l’Éducation biélorusse et l’Ambassade de France en Biélorussie.

Cette rencontre annuelle est un moment important d’échanges et de dialogue pour la communauté des enseignants de français de Biélorussie. Cette année, la thématique du colloque était l’interculturalité.

Discours d’inauguration du Colloque des enseignants de français organisé par l’Association Biélorusse des Professeurs de Français 21 – 22 février 2017 de Son excellence Monsieur Didier Canesse, Ambassadeur de France en Biélorussie :

-  Je suis heureux d’ouvrir aujourd’hui ce colloque annuel des enseignants de français, le 8ème pour vous, le premier pour moi qui ai pris mes fonctions au mois de septembre dernier Je tiens en premier lieu à remercier Natalia Pétrovna Baranova et à travers elle, l’Université linguistique de Biélorussie, qui, une nouvelle fois, accueille dans ses locaux ce colloque. Je voudrais également remercier l’Association biélorusse des professeurs de français qui est l’organisatrice de cet événement essentiel pour l’animation de notre réseau d’enseignement francophone en Biélorussie. Je tiens également à rendre hommage, par l’intermédiaire d’Ala Olegovna Kazoutchits, au Ministère de l’Education de Biélorussie pour son engagement constant en faveur de l’enseignement du français. Nous avons franchi avec lui en novembre 2016 un pas important pour l’enseignement du français en Biélorussie avec la signature de l’arrangement l’administratif sur les sections bilingues. Je salue enfin bien sûr l’ensemble des enseignants de français présents aujourd’hui : ce sont eux, qui au quotidien, font entendre la voix de la France dans les écoles biélorusses ; ce sont eux, qui par leur travail et leur créativité, donnent le goût de la langue française aux écoliers biélorusses.

-  Le français compte aujourd’hui 274 millions de locuteurs. 127 millions d’individus apprennent le français ou étudient en français et plus de 500 millions connaissent les rudiments de la langue française. Le français est en outre la langue officielle dans 29 pays de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). C’est dire que le français, langue historique des arts et de la diplomatie, demeure encore aujourd’hui, et malgré la concurrence de l’anglais, de l’espagnol et du chinois, une langue universelle. Elle est en particulier la langue d’un continent à la fois jeune, l’Afrique, qui aujourd’hui offre de vastes perspectives de développement économique pour le siècle à venir. Apprendre la français, c’est aujourd’hui non plus seulement faire le choix d’une langue littéraire, permettant d’accéder au patrimoine culturel de la France, c’est également une décision stratégique d’un pari sur l’avenir.

-  La Biélorussie est assurément, dans l’ensemble des pays de l’ex-URSS, l’un des pays les plus francophones et les plus francophiles. L’enseignement de l’allemand, et plus récemment du chinois, gagne du terrain, mais le français résiste, fort d’une implantation ancienne, d’un réseau d’enseignement bilingue et d’une politique culturelle soutenue de l’Ambassade de France en Biélorussie. Pour autant, ne nous le cachons pas, la concurrence est rude et notre francophonie doit être défendue. Aujourd’hui, c’est grâce à la promotion de la mobilité étudiante, c’est-à-dire la capacité pour les étudiants biélorusses de réaliser tout ou partie de leurs études en France, que la France a fait le choix de soutenir la francophonie dans le monde. La France est aujourd’hui le 4ème pays accueillant annuellement le plus nombre d’étudiants étrangers. La Biélorussie ne fait pas exception et la consolidation de notre coopération universitaire, permettant notamment l’accès des étudiants biélorusses aux filières d’excellence en France, est aujourd’hui notre priorité. C’est cette perspective, sur laquelle nous vous informerons plus en détail dans les mois à venir, qui doit aujourd’hui guider notre enseignement du français : apprendre le français, ce n’est pas seulement lire Molière ou Alexandre Dumas dans le texte, c’est également accéder aux meilleures écoles du dispositif universitaires français. Dans cette optique qui, au-delà des échanges universitaires, ouvre des perspectives de coopération, notamment commerciale, entre la France et la Biélorussie, nous avons besoin du soutien de l’ensemble de nos partenaires biélorusses, administrations, associations et enseignants. Votre engagement, je le sais, a été essentiel pour la francophonie depuis de très nombreuses années. Il le sera, je n’en doute pas, pour l’avenir de la France et du français en Biélorussie.

-  Je vous remercie de votre attention et vous souhaite des échanges fructueux au cours de ce colloque.

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Dernière modification : 06/03/2017

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